En ce temps-là, les bédouins d'Alep et le calife de Baghdad étaient en très
mauvais termes, et il était devenu évident qu'une guerre allait éclater entre
eux.
Ce fut en effet bien vite le cas, et c'était les bédouins qui s'étaient montré
les plus vindicatifs, car leur corps expéditionnaire pénétra bien vite au
coeur du Califa. Ce coeur était une énorme oliveraie, avec quelques bouts de
terrains sans grande importance autour, si ce n'est un marais sur la gauche
bédouine. C'est là que le Calife les avait rencontré.
Les deux armées mirent leurs bagages du même côté, soit sur la gauche
bédouine.
Dans l'oliveraie, il y avait le Calife avec les volontaires de la foi, les
fameux mutawaia. Il y avait aussi l'essentiel des daylamis. Et à côté, les
cavaliers khorassaniens, au moral supérieur. Et à côté d'eux, les archers en
grande bande. et à côté d'eux les lanciers à pieds, dont une bonne partie
étaient opposé à une éventuelle marche de flanc, avec l'appui de quelques
autre daylamis, et d'autres archers, mais ces derniers n'étaient que des
tirailleurs. Toute l'armée du Calife tenait ainsi d'un seul côté de
l'oliveraie géante.
Les bédouins avaient mis l'essentiel de leurs archers du mauvais côté de
l'oliveraie, comptant pouvoir les faire pivoter. En face du dispositif
abassides, ils n'avaient mis que leurs abids, leur seule troupe régulières,
et leurs meilleurs archers. Plus la réserve d'archers montés de leur général
en chef. Et une multitude de cavaliers légers, bédouins armés de javelors, ou
volontaires khorassaniens armés d'arc, généralement derrière et entre les
archers à pieds. Au devant, les homm
Cela mis le pauvre émir bédouin dans une situation un peu inconfortable.
D'autant que ses hommes n'avaient guère d'entrains, pas même ses quelques
cavaleirs lourds. Il demanda néanmoins à son corps de cavalerie d'aller se
porter au devant de l'oliveraie, tandis que le gros des archers pivotait, et
que les Abid avançaient pour couvrir le front de la cavalerie légère.
De son côté, le calife fir manoeuvrer son dispositif de façon à ramener tous
ses lanciers dans un dispositif offensif. Cela prit bien du temps.
Un peu impatient, le général en chef bédouins ordonna que les cavaliers
attaquent l'oliveraie, pour que la batailles s'engage. Cette attaque suicide
mérita bien son épithète, mais elle eut le mérite de faire commencer la
bataille.
Les guerriers se rapprochèrent alors de la lisière du bois, et les Abid aussi,
pour moitié d'entre eux. Aussi, pour compenser la perte de puissance de feu
au centre, une longue colonne d'archers se glissa en réserve à cet endroit
depuis le corps de la droite bédouine.
Le choc eu lieu, et il fut sanglant. De nombreux abids périrent, mais le
général en chef bédouin, courageusement, vint les épauler, et il les vengea.
Les cavaliers adverses entrèrent alors dans la mêlée, et ils attaquèrent
fougueusement les abids, mais ceux-ci ne flanchèrent point, et ils surent en
massacrer de nombreux. Des cavaliers du Khorasan amis des bédouins qui
s'étaient glissé en avant pour aider à mater l'ennemi n'eurent cependant pas
le temps de s'esquiver avant qu'une attaque de flanc ne viennent les
pulvériser, et avec eux les derniers abids, démoralisant leur corps, et en
plus la garde rapproché du général en chef bédouin ! Mais ses hommes ne tra
hissèrent pas sa confiance, même après sa mort, et ils continuèrent le
combat, bien
Prenant confiance en lui, le Calife ordonna alors à ses archers d'engager la
colonne bédouine des archers du centre, qui s'était entretemps formée en une
ligne comme eux. Le massacre fut effroyable des deux côtés. Mais les bédouins
faisant partie d'un corps plus nombreux, ils démoralisèrent leurs opposants.
Mais maintenant sur leur gauche se profilaient la phalange ennemie.
Quelques courageux cavaliers bédouins se sacrifièrent pour les ralentir, et
presuqe p;us rien n'arriva de ce côté avant qu'enfin les mutawaia, sortis de
l'oliveraie, finisse par être occis par les cavaliers bédouins. L'armée du
calife était alors au bord de la rupture. Tout comme celle des bédouins, qui
ne devait qu'à son grand nombre de poursuivre encore la bataille.
Les deux ennemis décidaient alors de se jeter à corps perdus, ou peu s'en
fallait, dans la bataille, pour démoraliser l'ennemi avant soi-même de
perdre. Ce qui n'epâcha pas le calife de retirer ses cavaliers lourds de la mélée, car il y avait trop d'archers bédouins devan
Mais entretemps, les archers bédouins du centre étaient attaqués par des
daylamis, et ils ne parvenaient pas à s'en débarasser, et durent mêm reculer.
Ce fut alors que les derniers cavaliers lours bédouins, du corps de feu leur
général en chef, n'ayant eu l'initiative de se retirer, se retrouvèrent
malgré eux en position d'empêcher le recul des archers bédouins. Et ce qui
devait arriver arriva : les daylamis redoublèrent d'effort, et, du coup,
massacrèrent ceux-ci et ses cavaliers, démoralisant du coup l'armée bédouine
!
Les deux armée démoralisées, il ne restait plus aux philosophes arabes qu'à
maudire leurs dirigeants pour tout ce gêchis, qui fit les beaux jours des
détrousseurs et des charognards.
Telle fut la bataille du championnat interne de Figurine et stratégie en Carl
Pincemiin le Calife, et Jean-Pierre Rivière, qui fut ainsi calife à titre
posthume pendant de brefs instants.
La salle du club résonne encore des hauts cris que cette bataille sut
déchaîner !
score BB310 : 1 / 50 pour chacun.
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Jean-Pierre, qui reste derrière Carl... ;-)